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  • Photo Reportage : Pascal Mannaerts - Fate Breakers

    Nous nous sentons très concernés par le travail magnifique et tellement juste que Pascal Mannaerts entreprend dans ses reportages. Cet article reprend les textes et images de Pascal Mannaerts…

    pour une information complète, allez sur son site dont le lien est en bas de page, et surtout, achetez son livre parchemins d'ailleurs…


    Pascal Mannaers : " Lutter contre les déterminismes et les préjugés, qu’ils viennent de la naissance, des aléas de la vie, de l’intolérance ou du non-respect de l’autre, mener ce combat en tant que femme… Mon projet photo «Fate Breakers: Stories of Outstanding Indian Women» dresse le portrait de six femmes ou groupes de femmes qui, en Inde, marquent une différence et s’imposent pour elles-mêmes et pour les autres, envers et contre tout. 

    Ces femmes remarquables qui font passer des ténèbres à la lumière de par la force invincible de leur volonté sont mises à l'honneur dans leur combat quotidien, pour les leçons de vie et de courage qu'elles représentent. Ces femmes qui luttent et qui nous montrent qu'il peut en être différemment. «Fate Breakers» a été exposé par les Alliances Françaises de six différentes villes en Inde au cours de l'année 2015."


    "Fighting against prejudice and determinism, be it from birth, from life's perils, from intolerance or disrespect towards the other, leading this battle as a woman. My photoproject «Fate Breakers: Stories of Outstanding Indian Women» portrays six different women, or group of women, in India, who make a difference and empower themselves, for themselves and for others, against all odds. These remarkable women, who transcend darkness to enter the realm of light by the invincible force of their will, are presented in their daily struggle for the life lessons and the courage they represent. These incredible women show us that things can be the other way round.

    «Fate breakers» has been presented by French Institute Alliance Française in six different cities across India, from February to August 2015. '


    (PARTIE 1–LES VEUVES DE VRINDAVAN) - Aux yeux de certains Hindous parmi les plus conservateurs, après la mort de son mari, une veuve ne peut se remarier. Selon une application stricte de la tradition, elle doit rester cachée dans la maison, retirer ses bijoux, porter le blanc de deuil. Elle devient une honte pour sa famille, censée lui porter malheur. Les veuves perdent le droit de participer à la vie religieuse et se retrouvent isolées socialement. Avant la mort de leur mari, elles vivaient généralement avec leurs beaux-parents, qui tentent alors de se débarrasser d'elles, notamment pour des questions d'héritage. Elles se retrouvent dans les grandes villes, où elles disparaissent parfois. Certaines d'entre elles se rendent à Vrindavan. Aujourd'hui, la situation des veuves s'est améliorée mais le malheur d'être veuve dans la culture indienne a été si fort pendant si longtemps qu'il ne peut disparaître rapidement, surtout dans les milieux ruraux traditionnels.

    Les veuves célèbrent la Holi à l’ashram de Meera Sahbhagni. Brisant les barrières et les tabous, des gens de tous horizons les rejoignent pour fêter la Holi. «Radhe Radhe!» chantent-elles en l’honneur de Radha, l’une des compagnes de Krishna. A l'ashram, les couleurs de Holi se répandent telles des lueurs d'espoir.


    La Holi, le festival des couleurs, est l'une des plus grandes fêtes hindoues. Certains Hindous traditionnalistes interdisaient toutefois aux veuves d’y participer. Les mentalités évoluent et, dans certains endroits comme à l’ashram de Meera Sahbhagni à Vrindavan, les veuves brisent cette interdiction.


    Les veuves brisent la tradition et célèbrent la Holi à l’ashram de Meera Sahbhagni en mars 2015.



    (PARTIE 2–LES DALITS) - Soins du visage au salon de beauté à Alwar. Toutes les femmes qui y travaillent effectuaient auparavant des tâches de «manual scavenger».


    Uganta pose avec des membres de sa famille et Mahesh Kirar (sari jaune), qui est sa voisine et son ancien employeur. Aujourd'hui, elles vivent dans la même rue. Uganta et ses proches sont désormais respectés comme n'importe qui d'autre dans le quartier.


    Travail quotidien à l'atelier de couture de Tonk.


    (PARTIE 3–ABHEENA et AMITAVA) - Le 15 avril 2015, Abheena et Amitava sont en meeting à Delhi pour le premier anniversaire de la reconnaissance officielle du troisième sexe par la Cour Suprême indienne. Le chemin à parcourir est encore long, d'un point de vue juridique mais également pour faire évoluer les mentalités. Personne ne peut en effet ignorer les stigmatisations que subissent encore aujourd'hui la grande majorité des transgenres et les autres membres de la communauté LGBT en Inde.


    (PARTIE 4–STOP ACID ATTACKS) - Leur vie continue, une bataille menée contre la douleur, la difformité, l'indifférence et le rejet.


    (PARTIE 5–MANJU) - Manju vit à Varanasi, dans l'Uttar Pradesh. En 1993, avec son mari Arjiit, elle fonde «Guria», une organisation à but non lucratif qui lutte contre l'exploitation sexuelle des femmes et des filles, non seulement à Varanasi mais dans tout le nord de l'Inde. Les actions de l'Association comprennent la prévention contre les risques encourus par les travailleurs du sexe, le sauvetage des victimes enlevées et séquestrées et leur réinsertion dans la société. L'association s'occupe aussi de l'éducation des enfants des victimes et des poursuites judiciaires contre les trafiquants.


    Sangheeta est ancienne travailleuse du sexe. Elle est aujourd'hui aidée par «Guria».


    Grâce à «Guria», depuis 2005, 359 affaires criminelles ont été portées en justice, 936 trafiquants de droits humains ont été poursuivis, 430 enfants ont été sauvés du trafic d'êtres humains.


    L'Association «Guria» possède également une école flottante, sur un bateau le long des ghats de Varanasi. Trois après-midi par semaine, les cours sont donnés aux enfants défavorisés du quartier.


    (PARTIE 6-SHEELA-ji) - Réalisant que leur enfant porte un handicap, certains parents attribuent cela au karma. Incompréhension, peur du mauvais sort, le voisinage ne se montre pas non plus toujours bienveillant à leur égard, de sorte que les enfants handicapés se retrouvent souvent marginalisés, si pas abandonnés. Rien n'étant fait pour aider les enfants handicapés de son quartier, Sheela-ji prend l'initiative, en 1997, d'ouvrir le centre «Divya jyoti» («Lumière divine»). Elle s'occupe aujourd'hui de l'éducation de 22 adolescents dans une petite maison proche du Gange à Varanasi.


    Au centre «Divya jyoti», les enfants apprennent à lire et à écrire et aussi les mathématiques.



    Chaque jour, avant la pause du déjeuner, Sheela-ji chante avec les enfants pour marquer la fin de la première partie de la journée.


    Pascal Mannaers : "Bienvenue sur mon site «Parchemins d’Ailleurs». Cela fait une dizaine d'années que je parcours les routes du monde avec mon appareil photo. Dans mon travail photographique, c'est avant tout l'Humain que je mets à l'honneur. L'Humain et son identité, sa diversité et ses mystères, que j'aime présenter à travers des photographies tendant à ouvrir au dialogue, à l'émotion, au questionnement. Témoin de ces rencontres et découvertes, mon travail est une invitation à emprunter ces chemins se déclinant à l'infini, laissant libre cours à l'inspiration de chacun."


    "Welcome to my website. For over ten years, I have been travelling around the world with my camera. In the process of total immersion in every culture I discover, I place the human being as the main focus in my photographic work, through photographs which tend to open dialogues, arouse emotions and questions."


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